Chapitre 1 L homme qui ne chassait rien
Posté le 03.05.2008 par heart
Chapitre premier :
L’homme qui ne chassait rien…
(Ou comment ne chasser rien, mais chasser tout de même)
Il fut un temps, où chevaliers, dragons, princesses et sorcières vivaient ensemble.
Les dragons s’alliant aux sorcières pour dévorer les princesses, et les chevaliers pour protéger lesdites princesses, se marier avec elles et avoir pleins de petits enfants, suivant le modèle du « happy end » traditionnel. Mais passons ces histoires enfantines : nous nous intéressons à Conal, un chevalier connu dans le monde entier. Les princesses se faisaient capturer exprès pour pouvoir, un jour, le rencontrer. Les sorcières capturaient les princesses exprès pour pouvoir, un jour, le rencontrer. Les dragons s’alliaient avec les sorcières exprès pour pouvoir, un jour, le rencontrer. Le problème, c’est que Conal ne sauvait aucune princesses, ne rencontrait aucune sorcières et ne tuait aucun dragons (qui sont d’ailleurs en voie de disparition).
A quoi bon ? Sa légende était déjà toute faite :
Un homme à l’épée luisante de sang, une cape déchiquetée de parts en part…
Un regard perçant, envoûtant, effrayant…
En fait si. Il chassait les dragons. UN dragon. Les princesses, c’était démodé. Les sorcières… bof, elles faisaient trop peur avec leurs verrues et leurs gros nez crochus…
Le hic, c’est qu’il n’existait qu’une personne au monde qui avait réussit à tuer un dragon.
C’était le légendaire Yukinomura, mort il y a de cela 50 ans, pour avoir avalé une arrête de poisson de travers. Il mourut avant d’avoir pu nous expliquer comment tuer un dragon, et nous n’avons jamais retrouver le corps dudit dragon afin d’étudier sa physionomie…
Conal, donc, chevauchant sa fidèle Vivi, une pure sang arabe (un cheval quoi), parcourait les Plaines Immenses, errant, et le regard perdu. Malgré sa réputation, c’était un jeune homme, presque encore adolescent, âgé de 20 ou 25 ans. Châtains clairs, les yeux verts et le corps assez élancé, on sentait sous ses vêtements un corps dur et puissant. Sa cape virevoltait au vent, laissant derrière elle l’illusion d’une traînée noire. C’était son passé rouge de meurtres et de trahison qui lui avait forgé ses muscles et sa réputation. Son cheval était marqué d’une grande cicatrice, s’étendant de la croupe jusqu’à la jambe antérieure droite, supposant un coup de sabre. Une épée rouge, comme encore luisante de sang, et sans fourreau était placée à côté du chevalier.
Notre jeune ami donc, était en route vers une ville nommée Cyan : la ville des jonquilles. Elle était ainsi surnommée à cause de la prédiction d’une voyante nommée Irma : chaque jour, une fille vêtue de blanc ramasserai une jonquille. Si quelqu’un regarde cette fille inconnue au moment où elle cueille sa jonquille, il verrait son espérance de vie diminuer d’un seul coup… mais passons cette histoire de jonquille. Conal se rendait là-bas suite à une rumeur qui commençait à courir dans tout le pays : on y aurait vu un dragon. Etant en voie de disparition, voir un dragon de nos jours est assez rare. De plus, celui-ci aurait laissé le village intact… Seuls les habitants avaient disparus. Etait-ce la fameuse cueilleuse de jonquilles ? Non, que tout le village tombe sur cette jeune fille était théoriquement impossible. De plus, même la fée protectrice
* du village était partie en cendres.
*Une fée protectrice est la gardienne du village. Elle le protège des sorcières et des malédictions.
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TOUS DROITS RESERVES A SON AUTEUR/ KYO.
Les pages de ce récit sont celles d'un livre destiné à être publié.
Posté le 03.05.2008 par heart
Chapitre premier :
(Suite)
Depuis, la ville des jonquilles était surnommée « La ville des Jonquilles Mortes ». La ville, auparavant un grand centre de commerce, était devenue désertique. Plus personne n’osait s’y aventurer, de peur de connaître le funeste destin de ses habitants.
Lorsque Conal arriva en vue de Cyan, il était environ midi. Affamé, il pénétra dans le village, entra dans une maison à moitié calcinée et se servit. Après ce bon repas fait de conserves (notre ami ne sait pas cuisiner), il sortit de sa maison provisoire et enquêta aux alentours du village.
Il n’y avait pas de doutes : des traces de brûlures sur les murs des maisons, des empreintes parsemées ici et là, des lambeaux de chairs accrochés un peu partout… Un dragon était passé par là, et avait eu la bonne idée de s’arrêter faire une pause déjeuner.
« Mais pourquoi ? », pensa Conal. « Les dragons n’existent plus qu’en petit nombre, pourquoi est ce que l’un d’entre eux aurait eu l’idée de sortir de sa caverne pour s’enfiler deux ou trois paysans et brûler un ou deux villages au passage ? »
Il n’y avait qu’une réponse à cela : c’était le dragon que notre jeune homme chassait. Il pouvait le déduire rien qu’en regardant le style d’attaque du dragon : on y voyait sa signature partout. Le village intact en extérieur, et réduit au néant à l’intérieur. De plus, le dragon utilisait un programme de feu niveau 5.
- Je peux vous aider ?
La voix avait jaillit de nulle part. Inquiet, Conal mis sa main sur la paume de son épée. L’intrus avait dissimulé son aura jusqu’à réussir à tromper les sens du chevalier. Une sorcière ? Une magicienne ? Ou bien le dragon lui-même déguisé ? Impossible. Le dragon qu’il recherchait était un mâle : il en était sûr. Et seules les femmes possédaient des pouvoirs magiques. (D’où le besoin des dragons mâles d’utiliser des programmes d’élémentaires pour cracher du feu, de l’eau ou autre chose). Conal n’avait actuellement pas sa cape sur lui : il l’avait laissé dans une sacoche accrochée à la selle de Vivi. Il n’y avait donc aucune chance qu’on découvre son identité : personne ne connaissait son visage, tout le monde ne connaissait que sa légende :
Un homme à l’épée luisante de sang, une cape déchiquetée de parts en part…
Un regard perçant, envoûtant, effrayant…
Bien sûr, il avait encore son épée sur lui, mais c’était la mode d’en avoir une comme ça. Tout le monde se faisait passer pour « le fameux chevalier ». Et oui, comme personne ne connaissait son nom, on l’avait surnommé : « Le fameux chevalier ». Quant à son regard soit disant perçant et envoûtant… Ben il ne voyait pas du tout comment les gens avaient réussit à lui inventer une chose pareille : il avait juste de grands et beaux yeux verts. Rien de très effrayant…
Mais fermons cette parenthèse, notre dame s’impatiente :
- Vous avez besoin de quelque chose ?
Conal se retourna vivement, la main toujours figée sur son épée. Devant lui se tenait une magnifique jeune femme, les cheveux longs et ondulants, un regard clair, le genre de regard à faire tomber tous les hommes (voire même certaines femmes). Mais Conal ne fut pas dupe : il était encore tout innocent, et ne connaissait rien aux pièges de l’amour.
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Posté le 03.05.2008 par heart
Chapitre Premier
(Suite)
[Mais fermons cette parenthèse, notre dame s’impatiente :
- Vous avez besoin de quelque chose ?
Conal se retourna vivement, la main toujours figée sur son épée. Devant lui se tenait une magnifique jeune femme, les cheveux longs et ondulants, un regard clair, le genre de regard à faire tomber tous les hommes (voire même certaines femmes). Mais Conal ne fut pas dupe : il était encore tout innocent, et ne connaissait rien aux pièges de l’amour.]
Il répliqua fermement :
- Qui êtes-vous ? Que faîtes vous là ? Vous êtes une voyageuse ?
- Eh bien, que d’impolitesse ! Je vous pose une question et vous me la renvoyez. J’ai entendu dire qu’un dragon avait mis en pièce les habitants de cette ville. Quel dommage… Je m’entendait bien avec la fée de ce village… Alors je suis passée par là, histoire de voir si il y avait deux ou trois petites choses à vol… hruum, à emprunter. Et vous ?
- Moi ?, s’étonna le jeune homme. Je poursuis le dragon.
Dit comme ça, le chevalier avait sûrement l’air très stupide : après tout, personne ne se doutait de son identité. De plus, la jeune femme haussa un sourcil étonné, avant de les froncer.
- Mais je pense que vous me cachez quelque chose, poursuivit-il. Vous avez complètement dissimulé votre aura. Magicienne ?
- Ooh.. Je vois que vous vous y connaissez. Vous êtes capable de ressentir les auras ? Si jeune pourtant.
- Vous avez mon âge.
- Qui sait… pour répondre à votre question, je suis une Voleuse Mahô
*. N'envisagez même pas de me remttre aux autorités, vous le regretteriez...
- Pas du tout ! Vous ne m’intéressez pas. Je ne chasse qu’une chose : les dragons.
A nouveau, la jeune femme esquissa un petit sourire moqueur du genre : Il-est-idiot-ou-quoi-?
- Huum… Vous êtes bien courageux. Mais d’après ce que je vois, le Dragon n’est plus là… Il a dut s’envoler vers Magenta, ou bien il est repartit chez lui, ce que je doute. Maintenant qu’il a goûté au sang humain, il ne va sûrement pas s’arrêter là.
- Vous avez certainement raison, acquiesça Conal. Pour moi ce dragon est une vieille connaissance…
- Vengeance ?
- Oui.
- C’est peine perdue. C’est un Dragon après tout. Seul le grand Yukinomura a réussit à en tuer un.
- Oui, et c’est une arrête de poisson qui l’a tué. Moi je vais répéter son exploit juste pour le plaisir de me venger. Vous ne savez pas qui je suis.
Sur ce, il se retourna et s’avança vers son cheval. Maintenant qu’il avait la confirmation que le Dragon n’était plus ici, il n’avait plus qu’à se concentrer vers Magenta, la ville des Violettes. Si le Dragon se dirigeait bien par là, La ville des Violettes allait bientôt devenir « La Ville des Violettes Mortes ». Il sella Vivi en vitesse et l’enfourcha.
- Attendez !
La Voleuse se matérialisa devant lui, et lui envoya une boule de magie. Le chevalier évita aisément, saisit son épée et en un clin d’œil, la jeune fille se retrouva une lame sur le cou, un filet de sang dégoulinant jusqu’à sa chemise. Elle soupira, ferma les yeux et repoussa la lame d’un geste agacé.
- Vous avez gagné. Je vous accompagne.
- Hein ?, s’exclama Conal. Mais je ne veux pas que vous me suiviez !!
- Quelle impolitesse ! Je vous propose gracieusement mon aide et vous me rejetez ainsi !
D’un geste, elle arrêta le flot de sang qui coulait de son gorge et referma sa blessure.
- Je vous accompagne, reprit-elle. Vous ne pouvez pas refuser, de toute façon, je pourrais vous foudroyer en un instant. Je pense que ce sera amusant de voir comment un jeune chevalier tel que vous retrouve la trace d’un dragon sanguinaire pour venger la mort de ses proches ou autre chose. Une histoire palpitante, sans aucun doute.
A ce moment là, lorsque Conal ne put qu’accepter la proposition de la jeune femme, il n’imaginait même pas tout les problèmes qu’elle allait apporter : meurtre, amour, et trahison, sans aucun doutes…
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*Voleuse Mahô : Personne qui vole pour son propre compte en utilisant la magie. Elles sont très rare, car lorsque qu’une jeune femme possède des pouvoirs, elle est aussitôt remise à la fée protectrice du village qui la juge, l’instruit, et qui en fait une future magicienne, pour le compte d’un Roi.
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